Marc et Julie
Je venais de me faire larguer après une relation longue. Mon semestre en Licence de psychologie se passait bien. Le passage à vide lié à ma rupture a vite été comblé par les soirées étudiantes. Pour le combler, je m’étais jetée dans le tourbillon des soirées étudiantes, enchaînant les étreintes anonymes qui ne faisaient que creuser mon ennui. Le printemps naissant m’a poussée vers une application de rencontres. À 19 ans, avec ma silhouette longue, mes courbes fines que ma mère trouvait trop modestes, et mes yeux verts perdus dans une forêt de cheveux blonds, je savais plaire. Mais c’était vers les hommes plus mûrs, d’une dizaine d’années mes aînés, que mes désirs se tournaient.
Marc. Trente-quatre ans. Un prénom, une photo, et des mots qui, pendant quinze jours, ont tissé une tension délicieuse. Il était développeur, à la frontière entre le geek et le fêtard, avec un corps affûté par le sport sans en être caricatural. On a longuement discuté sur l'appli. On était sur la même longueur d'ondes. Y compris lorsqu'il m'a proposé une soirée hot à distance. Ce soir-là, guidée par ses messages, j'ai atteint un orgasme si puissant...
Puis, il a fini par m’inviter dans un restaurant dont la seule évocation me donnait le vertige. Après consultation de ma meilleure amie, j’ai choisi une robe noire, courte mais pas impudique, qui épousait ma taille et soulignait ma poitrine avec une promesse de dévoilement. Dessous, je m’étais offert le luxe secret d’un ensemble en dentelle noir, une seconde peau qui me rappelait à chaque mouvement la femme que je devenais ce soir-là. Maquillée sobrement j'étais chic mais pas provoquante.
J’arrive avec quinze minutes de retard – une fille n'arrive jamais à l'heure à un date – et mon souffle s’est coupé. Lui est en jean et baskets, décontracté, souriant. « Bonjour, Madame Julie », dit-t-il, un sourire en coin aux lèvres. Son regard m’enveloppe, chaud et possessif. « Vous êtes ravissante. Devrais-je changer de restaurant pour être à la hauteur de cette robe ? » Son baiser, quand il s’est approché, est d’une douceur trompeuse, et sa main, ferme au creux de mes reins, m’a ancrée à lui.
Le dîner est un jeu dangereux. Marc n’a de cesse de me taquiner sur l’élégance de ma tenue, puis, sous la longue nappe immaculée, je sens son pied entamer une lente escalade entre mes cuisses. Une chaleur liquide me submerge. Mon visage doit trahir chaque caresse, chaque pression, car lorsque le serveur arrive à notre hauteur, je pousse un soupir involontaire en commandant une glace banana split.
« Madame semble avoir chaud. Je pense qu’elle a bien besoin de se rafraichir », a observé le serveur d’un ton neutre.
Marc plonge son regard dans le mien. « Peut-être pourrais-tu passer aux toilettes pour t’alléger d’une couche de vêtement, ma chérie ? » Son clin d’œil au serveur, son menton désignant discrètement le dessous de la table, attise en moi un mélange de gêne et d’excitation coupable.
Aux toilettes, dans la lumière crue, je tente de calmer les battements affolés de mon cœur. Je retire le string de dentelle, déjà trempé, et le glisse dans mon sac. Marc est joueur mais moi aussi j'ai envie de m’amuser ! Un peu d’eau sur mon visage, une retouche de maquillage, et je dégrafe un bouton supplémentaire de ma robe, laissant la dentelle de mon soutien-gorge et la courbe de mes seins devinés. En regagnant la salle, le regard du serveur s’est collé à moi, brûlant comme des pointes d’aiguilles sur ma peau je sens qu’il me suit de près jusqu’ à la table. Il sert Marc en silence avant de déposer mon dessert avec une politesse teintée d’insolence : « Voici le banana split maxi format pour Madame. J'ai remarqué que vous vous étiez allégée et je vois que vous avez gagné en aération. C'est très joli vu d'ici ! »
Je me suis sentie nue sous son insistance. Marc, lui, rit en coin, indifférent à mon malaise, et reprend aussitôt son manège sous la table. Chaque mouvement de son pied est une promesse, une torture exquise. J’ai à peine touché à mon dessert.
« Dépêche-toi de finir, lui a-t-il murmuré, la voix rauque. Je ne voudrais pas que tu jouisses ici. »
« C’est toi qui… »
« J’adore te regarder manger cette banane. J’ai une envie folle que tu t’occupes de la mienne. »
Ses mots me transpercent, installant en moi une soumission voluptueuse. Je lui murmure à l’oreille « J’ai envie que tu me prennes, Marc. Sans même retirer ma robe, je veux te sentir en moi »
« Moi aussi, Julie. Moi aussi j’ai envie de ton corps. »
Après avoir payé et quitté un serveur très tactile à notre départ, le trajet en métro est une extension de cette folie. Pressés l’un contre l’autre dans la rame bondée, son baiser a effacé le monde autour. Sa main, d’abord posée sur mon ventre, entreprend une exploration lente et audacieuse sous ma robe. Ses doigts rencontrent ma chair nue, trempée, et trouvent mon sexe avec une précision dévastatrice.
« Oh mais tu es trempée, beauté », me souffle-t-il contre mes lèvres.
« C’est à cause de tes bêtises… au restaurant… »
« Non. C’est toi, la petite coquine. Tu crois que je n’ai pas vu ton jeu avec le serveur ? »
La honte se mêle à l’extase. Ses doigts m’ouvrent, me préparent, et je suis au bord du précipice quand une bousculade nous sépare. Quelques personnes descendent. Marc se replace derrière moi. À travers le tissu de son jean, je sens son érection. Puis, soudain, contre ma peau, je sens son sexe nu, dur et implacable. Dans un mouvement furtif, il a libéré son pénis. La pression de son gland contre mes lèvres, le frottement précis jusqu’à mon clitoris, et la vague arrive, violente, silencieuse, me laissant pantelante et secouée de spasmes alors que la rame rugit dans les ténèbres du tunnel.
Je descends de la rame morte de honte. Une honte, cette fois, froide. Et s’il y avait eu un témoin ? Le téléphone d’un voyeur braqué sur nous ? Dans la rue, Marc me rattrape puis essuie mes reproches d’un baiser, et me propose son appartement comme refuge pour se faire pardonner.
Son chez-lui est un appartement moderne, une symphonie de lumières et de musique qui s’enclenche à notre entrée.
« Un rhum ? Ou ma spécialité maison ? Un mélange de plantes et de gingembre… tu verras tes sensations seront… décuplées. »
Le défi brillait dans ses yeux. « La spécialité avec une dose de rhum, bien sûr. »
Cette boisson ne me rend pas ivre. Je suis pleinement consciente mais je ressens une hyperacuité de mes sens. Chaque parcelle de ma peau devient une antenne frémissante. Une chaleur concentrée, lourde, prend possession de mon bas-ventre. Quand je rouvre les yeux, la tête de marc s’avance entre mes cuisses, et sa bouche… Sa langue parcourt toutes mon intimité avec une connaissance absolue. Il boit mes secrètes fragrances, sculpte mon plaisir, jusqu’à ce qu’un premier orgasme me tétanise.
Puis il se relève et me guide à genoux face à lui. Je suis à quelques centimètres de son énorme pénis. Je prends son gland dans ma bouche, goûtant son sel précurseur, explorant la texture de soie et d’acier sous ma langue. Mes mains sur ses fesses, je l’accueille plus profondément, rythmant mon souffle à ses grognements contenus. J'alterne les vas et viens en pleine bouche et les soucions de son gland tout rouge... Au bord de l’explosion, il retire son sexe de ma bouche.
Il me relève brusquement et retire ma robe tout en caressant mon corps qui se met à nue devant lui. Il dégrafe mon soutif. Je suis à présent à sa merci...
« À quatre pattes. Maintenant. »
Sa voix n’était plus qu’un grondement. Nue, je me présente à lui, offerte. Sa première poussée, à l’entrée de mon sexe, me fait pousser un cri.
« Tu vois comme tu es ouverte ? Ta chatte est dilatée comme celle d’une petite salope avide. »
Ses mains agrippent mes hanches, son rythme s’accélère. Il me pilonne sans ménagement. J’aime cette brutalité qui qui annonce un autre cataclysme.
Pendant qu'il me pénètre, je sens son pouce, mouillé, presser contre mon autre passage, étroit.
« Regarde je vais même te prendre ton petit trou... Il va bien serrer la bite... »
« Non, pas là… »
« Oh ben pourquoi non ? Je vais y aller doucement si c’est tu redoutes d’avoir mal. Tu fais ta salope au resto, dis-moi si vraiment tu n’en as pas envie là maintenant ? »
Je l’autorise à me sodomiser. Le parquet est froid et dur sous mes genoux. Mon dos est courbé. Je sens le poids de mes seins, libres, qui balancent, les pointes effleurant le sol à chaque léger mouvement.
« Relaxe-toi, Julie. » Sa voix est un murmure qui semble venir de très loin. Ce n’est pas une prière. C’est un ordre déguisé en caresse.
Je prends une grande inspiration. La première pression est là. Non pas une pénétration, mais une insistance. Un frisson violent me parcourt, de la nuque aux pieds. Ce n’est ni du plaisir ni de la douleur, pas encore.
Il avance. Lentement. Inexorablement. C’est une invasion. Une conquête. Le monde se rétrécit à cette seule sensation : une brûlure étroite, profonde, un étirement impossible qui semble fissurer quelque chose en moi. Un gémissement s’échappe de mes lèvres, un son étranglé, fait d’abandon et de protestation mêlés.
Puis, le mouvement. Un va-et-vient initial, mesuré, qui attise la brûlure jusqu’à la transformer. La douleur devient une chaleur. Chaque poussée repousse les limites de ce que je pensais pouvoir ressentir. Je ne suis plus qu’un réceptacle, un canal pour son désir. Mon front touche presque le sol.
L’une de ses mains quitte ma hanche, remonte le long de mon échine, puis redescend avec une lenteur calculée. Elle passe sous mon ventre, trouve mon sexe trempé, gonflé, oublié dans ce nouvel assaut. Ses doigts se referment, pressent, roulent. La sensation est électrique, foudroyante. C’est trop. Le plaisir, désormais, vient de deux fronts : la plénitude profonde, presque écrasante, là-derrière, et la stimulation aiguë, précise, là-devant. Ils se répondent, s’amplifient, créent un circuit de voltage pur.
Mes gémissements sont maintenant des sanglots rauques, ponctuant chaque poussée de Marc, qui s’accélère. Quand l’orgasme arrive, il n’est pas comme d’habitude. Il ne monte pas, il explose de l’intérieur. C’est une déflagration blanche et silencieuse qui me traverse de part en part, me vidant de tout souffle, de toute conscience. Mon corps se contracte violemment autour de lui, en avant sur son doigt, en arrière sur son sexe, dans un spasme unique, involontaire.
Marc éjacule en moi puis s’effondre dans un mouvement unique avec moi, son corps enveloppant le mien. Soudain je sens le goût salé de mes larmes sur mes lèvres. Je ne sais pas quand elles ont coulé. Je ne sais plus rien. Je suis. Et c’est tout.
Nous avons fini la nuit dans son lit, enlacés dans la moiteur de nos corps. Il m’a prise une dernière fois, avec une lenteur possessive, avant que le sommeil ne m’engloutisse, vidée, possédée, et étrangement apaisée.


Succulent. Comme à chaque fois
RépondreSupprimerHummm
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