Un noël nostalgique
Chapitre 1
7h03. Le carillon strident du réveil me transperce les tympans. Je maudis cette habitude idiote de régler des heures à minutes incongrues. La maison de mon enfance dort encore, enveloppée dans le silence lourd des matins d’hiver. Mais mon corps, lui, est déjà éveillé. Une chaleur familière couve entre mes cuisses, un souvenir de la veille où j’ai rêvé de mains qui n’étaient pas les miennes.
Je me glisse hors du lit, mes pieds nus rencontrant le parquet froid. Mes tétons durcissent aussitôt sous le tissu fin de mon chemisier de nuit, frottant avec une insistance presque douloureuse contre la soie. Je monte au grenier, poussée par une curiosité soudaine. L’air y est saturé de poussière et de mémoire.
Quand mes doigts retrouvent l’agenda de mes seize ans, mon cœur bat plus vite. Et lorsque la lettre de Pierre s’échappe des pages, c’est comme si son souffle chaud effleurait ma nuque.
« Ma petite fleur perverse,
Je sais ce que tu fais, seule dans ta chambre. Je le sens à travers les kilomètres. Ton corps m’appelle, et je l’entends. Ta fenêtre éclairée est une invitation que je ne peux décliner, même dans l’absence.
Je t’imagine maintenant. Ton manteau gît à tes pieds comme une armure abandonnée. Ton pull passe au-dessus de ta tête, et je vois tes seins se tendre, tes tétons déjà durs et gonflés, implorants. Ta jupe glisse le long de tes cuisses, révélant ce triangle de dentelle que je rêve de déchirer avec mes dents.
Tu es nue maintenant, debout devant la glace. Tu te contemples, une main sur la hanche, l’autre effleurant la courbe de ton ventre. Je voudrais être cette main. Je voudrais la guider plus bas, sentir tes doigts trembler en rencontrant ta chaleur. Ta culotte est humide, n’est-ce pas ? Tu la touches à travers le tissu, un mouvement circulaire, lent d’abord, puis plus pressant. Je t’entends haleter.
Allonge-toi. Écarte les jambes. Oui, comme ça. Tes lèvres sont entrouvertes, brillantes de ton désir. Ton doigt trouve ton clitoris, ce petit bouton sensible qui palpite sous ta caresse. Tu tournes autour, tu appuies, tu retires… petite torture délicieuse. Ta respiration s’accélère. Ton autre main pince tes tétons, tire sur eux jusqu’à ce qu’un gémissement rauque s’échappe de tes lèvres.
Maintenant, entre en toi. Un doigt, puis deux. Je t’imagine serrée, chaude, si chaude. Ton dos se cambre, tes hanches se soulèvent pour accueillir ta propre pénétration. Ton rythme s’emballe. Tes muscles intimes se contractent autour de tes doigts. Je vois ton visage se crisper de plaisir, ta bouche former un « O » silencieux.
Jouis, ma belle. Lâche toi. Inonde tes doigts de ce nectar dont je me suis déjà enivré. Et quand les vagues de ton orgasme te submergeront, souviens-toi que c’est mon nom que tu murmures dans l’obscurité.
À jamais dans ta chair,
Pierre. »
Mes mains tremblent en tenant le papier. Ma respiration est courte, saccadée. Je sens l’humidité perler entre mes cuisses, imprégnant déjà la fine soie de ma culotte. La salle de bain m’appelle comme un sanctuaire...


J'adore
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